Carbone Savoie a été sélectionnée pour son ambitieux programme de R&D, et va bénéficier de subventions dans le cadre du programme du plan de soutien à l’automobile lancé par le gouvernement français. Cela réaffirme le soutien de l’Etat au projet Battery Anode Materials (BAM) de Carbone Savoie dans le cadre de l’IPCEI (Important Projects of Common European Interest) batteries.

Grâce à ce projet, Carbone Savoie participe à l’Airbus des Batteries en Europe, un projet pour lequel la société avait obtenu le soutien de la ministre Agnès Pannier-Runnacher.

La journaliste des Echos, Anne Feitz rappelle que le plan de soutien à la filière automobile prévoyait une enveloppe de 150 millions d’euros, dédiés à des projets de R&D consacrés à la mobilité propre : 

« Les ministères de l’Economie et de la Transition écologique ont aussi annoncé jeudi avoir déjà choisi les 27 projets de R & D qui recevront des subventions étatiques du plan Automobile. Le gouvernement avait annoncé le 25 mai une enveloppe de 150 millions d’euros, destinée à accélérer le développement des technologies nécessaires au véhicule propre : batteries, hydrogène, chaîne de traction électrique, électronique de puissance, connectivité, allègement des matériaux, etc.

Ces projets, qui représenteront un investissement total d’environ 1 milliard, sont menés à la fois par les grands acteurs du secteur (Renault, PSA et Renault Trucks, côté constructeurs, Valeo, Faurecia, Michelin, Plastic Omnium ou Bosch, côté équipementiers), des chimistes (Solvay, Arkema), des électroniciens (ST Microelectronics et Soitec), ou encore des PME comme Carbone Savoie.

« Les plus gros, qui recevront jusqu’à 10/13 millions de subventions, sont ceux des chimistes, de Michelin, de ST Microelectronics, et de Valeo) », précise un porte-parole gouvernemental. « Il s’agit de relocaliser les domaines à forte valeur ajoutée dans lesquels les acteurs français disposent de compétences fortes », poursuit-il. En contrepartie des subsides publics, les entreprises se sont engagées à localiser les projets, mais aussi leur industrialisation éventuelle, dans l’Hexagone. »

Par Anna Feitz

Le 2 juil. 2020

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